10 principes pour durer au cabinet sans s’épuiser

Certains jours, tu rentres chez toi, complétement crevé après une journée de cabinet.

T'as la tête farcie et une seule envie : t'étaler sur ton canap', scroller sur ton téléphone ou regarder une série sur Netflix (lire un bon bouquin, ça fonctionne aussi !).

La vérité : écouter des personnes raconter leurs problèmes à longueur de journée ça prend de l'énergie.

BEAUCOUP d'énergie.

Souvent, les gens avec qui je discute qui ne sont pas du métier pensent que la kiné c'est dur physiquement.

Ce n'est pas ma réalité.

Pour moi, la kiné c'est dur cognitivement.

Et je pense que c'est la réalité de beaucoup de thérapeutes.

C'est la charge cognitive qui est le plus dur à gérer dans notre quotidien de soignant :

écouter attentivement les patients,

chercher à comprendre leur problématique,

mettre en place un bon raisonnement clinique,

identifier les croyances et les représentations des patients,

trouver la meilleure stratégies pour les contourner, les modifier ou s'en servir à bon escient

D'ailleurs, ce coût cognitif, personne ne nous y prépare vraiment.

Et c'est toute cette gymnastique mentale qui produit cette fatigue pesante en fin de journée.

Ton cerveau qui tourne à plein régime et consomment plus de glucose qu'un enfant surexcité dopé aux bonbecs le jour de son gâteau d'anniversaire.

Face à cette difficulté, depuis 10 ans que je travaille en tant que kiné, j'ai constamment cherché à améliorer mon confort de vie professionnelle.

Aujourd'hui, je veux donc te proposer 10 principes pour optimiser ton énergie au cabinet.

Certains seront peut-être nouveaux pour toi.

D'autres néanmoins, te sont déjà connus : ils n'ont rien de spectaculaire. Mais les lire te permettra peut-être de t'autoriser à enfin les mettre en place.


1. Fixer des limites horaires claires


Tu le vois ce nouveau patient qui te demande à tout prix un rdv mais qui n'est dispo que pendant ta pause déj ?

Il est la devant toi, en difficulté, et il t'implore. Il te regarde avec insistance et te répète que c'est “c’est vraiment urgent”...

Bien sûr qu'il a besoin de toi.

Alors tu hésites et tu finis par céder, en te disant intérieurement que ce n'est pas grave, que tu mangeras sur le pouce ou même que tu sauteras ton repas.

Mais tu sais que ce fonctionnement n'est pas tenable. Qu'en faisant ça tu ne te respectes pas et que tu ne peux pas tenir indéfiniment comme ça.

Alors, comment faire ?

Etablir des horaires fixes matérialisées sur ton agenda.

L'idée c'est que tes horaires de travail soient marquées noir sur blanc.

Que ce soit un bloc horaire sur ton agenda numérique.

Ou un bloc au marqueur qui fait un beau cadre bien délimité sur ton agenda papier.

Le but c'est de ne surtout pas se retrouver avec un agenda vierge où figurent des cases standards à remplir de 7h à 23h car c'est une invitation à les remplir...

Tes horaires doivent être matérialisées physiquement.

(Gribouille les cases vides de tes horaires hors boulot ou fais un bloc d'une autre couleur).

Ces blocs de temps sont visibles et non négociables.

Ce métier est un marathon : si tu ne protèges pas tes ravitaillements, tu ne franchiras pas la ligne d'arrivée.


2. Pas de bilan en fin de journée


Recevoir un nouveau patient, ça demande de l'énergie.

Beaucoup.

Ecouter, comprendre, montrer qu'on comprend. Examiner, réfléchir, identifier des axes de travail. Communiquer...et sans cesse réajuster.

En fin de journée, quand tu regardes ta montre pour savoir combien de temps tu dois encore tenir, rencontrer un nouveau patient ce n'est vraiment pas une bonne idée.

Alors la règle c'est : pas de bilan en fin de journée.

Reprend ton agenda et matérialise un nouveau bloc qui représentent les horaires de bilan que tu positionnes en début de journée.

Quand tu commences la journée, c'est généralement le moment où tu as le plus d'énergie.

Pas le soir quand tu as la tête farcie d'histoires différentes.

Programmer des séances bilans en fin de journée, après une journée dense, c’est souvent injuste.

Pour toi. Et pour lui.

A toutes les unités, je répète : aucun bilan complexe en fin de journée.

C'est mieux pour vous deux.


3. Prendre du temps pour manger


Manger en 15 minutes entre deux patients.

Debout. En répondant à un message. Ou en pensant déjà à la séance suivante.

Je l’ai fait les premières années d'exercice. Et c'était déjà trop.

Aujourd’hui, je bloque une heure.

Prendre le temps. Me poser. Parler d’autre chose que du boulot avec un collègue.

Parfois même fermer les yeux dix minutes (on les connaît les micro-siestes sur la table d'examen... 😏).

Ce n’est pas du luxe.

C’est une régulation physiologique nécessaire à notre bon fonctionnement.


4. Arrêter les tâches administratives entre deux patients


Le patient d'après est en retard ?

Tu te jettes sur ton ordi pour pointer tes patients de la journée, commencer à rédiger un courrier à un médecin ou encore faire ta compta...

Quand je suis au cabinet, j'ai toujours une montagne de tâches à faire.

Alors j'essaye d'optimiser chaque minutes entre les patients pour avancer le plus possible.

Le problème c'est que je finis rarement ce que je commence car le patient arrive avant que je ne termine.

Ou alors, je fais à toute vitesse et je me stresse.

Tout ces micro moments de stress s'accumulent au fur et à mesure de la journée et je finis à bout ma journée.

Dorénavant, j’ai changé de stratégie :

J'arrive un peu plus en avance au cabinet pour faire ces tâches tranquillement et sans être dérangé.

Les tâches administratives ont des plages dédiées.

Et quand j'ai des minutes de trous je les prends pour MOI.

Je m'avachis dans mon fauteuil ou je m'allonge sur la table d'examen.

Je ferme les yeux et je respire.

Une minute ou deux font déjà effet.


5. Avoir un ancrage pour se rebooster


Certaines phrases laissent des traces...

"J’ai l’impression que ma vie est foutue."
"On m'a dit que c’était dans ma tête."
"La douleur est tellement forte que j'ai envie d'en finir"

Quasiment toutes les séances j'entends des choses difficiles de la part des patients.

Souvent ça me touche.

Parfois je peux même me sentir frustrée, impuissant ou triste après une séance.

Alors dans ces moments là, c'est parfois difficile de terminer la séance et de ré-enchaîner directement avec le patient d'après.

Ma solution : j'utilise un ancrage.

C'est une technique d'hypnose qui correspond à un conditionnement.

T'as déjà entendu du chien de Pavlov ? Quand il entend une sonnette, il se met en ressentir une sensation : la faim (et il bave).

On l'a conditionné.

Toi aussi tu peux faire ça, sur toi même (pas baver, hein !)

L'idée est d'associer une émotion (par exemple de la sérénité, du calme ou encore de la motivation) à une action que tu peux faire facilement.

Tu peux choisir un petit geste que tu fais avant de commencer la séance d'après pour déclencher cette sensation instantanément à l'intérieur de toi.

Un bout de musique que tu écoutes ou même un son que tu prononces.

Ou encore une image que tu regardes (dans ta salle de soin ou même sur ton téléphone)

Dans la formation d'hypnose que je donne, on se sert de cette technique pour aider les patients à déclencher rapidement d'autres sensations (de la force, de la confiance, de la détente, etc) que leur douleur dans leur quotidien.

Mais ça peut bien évidemment être utilisé par le thérapeute.


6. Se rappeler que le soin est un système thérapeute-patient

Quand une séance “échoue”, la tentation est forte de dire :

“Je n’ai pas été bon.”

Ou l’inverse :

“C'est de sa faute, il ne fait pas ses exercices.”

Mais en thérapie, il n’y a pas le patient d’un côté et le thérapeute de l’autre : le soin n’est jamais une équation individuelle.

Le soin est un système thérapeute-patient.

Et parfois, c’est le fonctionnement du système qui épuise.

Je repense à une situation qu'un confrère m'a relaté :

Une patiente déclenchait des douleurs à chaque montée de stress. Ils l’avaient clairement identifié tous les deux et c'était récurrent.

Le kiné lui propose logiquement une orientation vers un psychologue.

Refus catégorique.

Alors, bienveillant, il s’adapte : au cours d'une séance il introduit un "petit exercice de respiration pour gérer un peu le stress.

C’est bienveillant de sa part. Humain même. Et pourtant… c'est problématique.

En prenant en charge ce versant là, il a réduit la nécessité d’un autre suivi : il a, sans le vouloir, renforcé l’évitement de la patiente.

Cette patiente a encore moins de raisons d’aller consulter un psychologue,
puisqu’elle a l’impression que le problème est déjà “pris en charge” par le kiné.

(Alors même que ce n'est, d'ailleurs, pas son champ de compétences..!)

Dans cet exemple, il n'y a ni "mauvaise patiente", ni "mauvais thérapeute".

Tant qu’on raisonne en “c’est lui” ou “c’est moi”, on rate l’essentiel...

Il y a plutôt un système qui s’auto-renforce. Et c'est là que le concept de co-construction devient le cœur du sujet car la fatigue naît souvent de ces boucles interactionnelles...

Plus tu compenses, plus l’autre délègue.

La vraie question devient alors :

Qu’est-ce que nous sommes en train de créer ensemble ?

Et comprendre ça, c’est éviter l’épuisement.


7. Clarifier le cadre dès la première séance (et parfois accepter de ne pas “traiter” tout de suite)


Le flou consomme de l’énergie.

Et l’une des sources de flou les plus fréquentes concerne… la première séance.

Chez beaucoup de patients, il existe une attente implicite : repartir soulagé.

Dès la première séance.

Néanmoins, cela n'est pas tout le temps possible. Ou du moins optimal, car trouver le bon traitement peut parfois prendre un peu de temps.

Du coup, quand la situation l’exige, je formule clairement les choses :

"Aujourd’hui, je vous propose qu’on prenne le temps de vous écouter et de comprendre très précisément votre situation. Le traitement viendra à partir de la seconde séance, une fois qu’on aura une vision plus claire et précise. Est-ce que ça vous convient ?"

Si tu ne poses pas de cadre, tu risques de te sentir obligé de “faire quelque chose” en fin de séance.

Alors même qu'intérieurement tu sais que tu manques encore d’informations pour proposer le traitement le plus pertinent.

Tu sais le fameux "petit massage" pour les 5 dernières minutes de séance histoire de ne pas risquer que le patient te dise "C'est fini ? Mais on a rien fait ?!.."

Bien sûr, ce n'est pas systématique, mais plutôt contextuel.

Chez certains patients tu pourras rapidement arriver à la séquence "plan de traitement".

Mais pour d'autres, notamment avec de la douleur persistante ou dans des situations complexes, un temps d’exploration plus long sera nécessaire.

Du coup, au cours des premières minutes de séance, quand je sens que le tableau est dense et chargé, je choisis de ralentir et je pose le cadre illustré plus haut.

En parallèle, je clarifie aussi d'autres types de cadres :

a. La fréquence et la temporalité du suivi

Je propose une hypothèse de travail que je formule clairement au patient :

“Je vous propose de commencer avec un rythme d'une séance par semaine pendant trois semaines, puis on réévaluera ensemble la fréquence.”

Je veux que le patient comprenne que la fréquence s'adapte en fonction de ses besoins et non de ce qui est noté sur l'ordonnance.

b. Le rôle actif du patient

Je verbalise et j'incarne une posture de partenariat :

“Mon rôle est d’analyser et de vous guider vers les meilleurs traitements. Le vôtre sera de les mettre en place entre les séances.”

Là, tu installes d’emblée une dynamique où thérapeute et patient sont partenaires.

c. Les limites de mon champ de compétences

Si besoin, je précise que certains éléments dépassent mon champ de compétences et je réfère le patient vers un autre professionnel tout en continuant les soins.

Alors bien sûr, il ne s'agit pas de balancer à la figure du patient :

❌ "Sur ça, je ne peux pas vous aider. Il faut que vous alliez voir un psy."

Si tu fais cela ou quelque chose de similaire, il ne faut pas s'étonner que les patients se braquent.

Le sujet doit être amené avec douceur et stratégie.

Et si tu ne sais pas toujours comment formuler une réorientation sans fragiliser l’alliance, c’est précisément une compétence communicationnelle qui S’APPREND.

C’est d’ailleurs ce que je développe dans la formation Référer comme un PRO : apprendre à structurer ces conversations délicates pour qu’elles deviennent naturelles, professionnelles et sereines.


8. Échanger par mail plutôt que par SMS

Je ne donne jamais mon numéro de téléphone aux patients.

A la place, je donne mon mail (et ça change tout).

Il ne s'agit pas d'une posture distante mais plutôt de qualité d’échange.

Le problème avec le téléphone c'est qu'il est rattaché à la notion d'instantanéité.

Et un SMS ça signifie deux choses :

Qu'il est souvent envoyé rapidement, sans être relu et sans prendre le temps de bien le structurer

Qu'il exige une réponse rapide de son destinataire (ayant toujours notre téléphone sur nous, il est sous-entendu que l'on devrait pouvoir répondre rapidement)

Et moi, ce cadre, je ne l'apprécie pas.

Et quand je n'aime pas un cadre, je le change !

Voilà pourquoi je dis au patient à la fin de la première séance :

"Je vous laisse mon mail. Ce sera notre manière de communiquer entre les séances et vous pourrez me poser des questions si vous en avez. D'accord ?"

Je peux t'assurer que si tu fais le test, tu observeras que les gens posent de meilleurs questions quand ils t'écrivent.

Avec un SMS ils écrient souvent :

"Aujourd'hui, j'ai plus mal qu'hier, qu'est-ce que je peux faire ?"

Alors qu'avec un mail : ils te donnent du contexte, il t'expliquent la situation et ENSUITE ils te posent leur question.

Et toi, ça te permet donc de donner de meilleurs réponses !

Fais le test avec les nouveaux patients, tu ne regretteras pas.


9.Définir un objectif thérapeutique clair

Pense à ce patient que tu vois depuis des mois, toutes les semaines, et avec lequel vous vous êtes installé dans une certaine routine.

Vous faites “un peu la même chose”.

Un peu d’exercices.

Un peu de thérapie manuelle.

Il repart “un peu mieux”.

Et il revient.

Intérieurement, tu sens que quelque chose cloche.

Non pas parce que tu es incompétent, ni même parce qu’il est un “mauvais patient”. (Attention à ne pas tomber dans le piège de l'observance...)

Ici, le système thérapeute-patient fait du sur place, tout simplement car l'objectif de soin n'a pas été défini posé.

En effet, beaucoup de séances deviennent fatigantes pour une raison simple : l’objectif n’est pas clair.

A ce titre, je veux aussi revenir sur un écueil trop souvent répété, que l'on nous a d'ailleurs appris à faire depuis notre formation initial, sans jamais qu'il soit remis en question :

“Ne plus avoir mal” n’est pas un objectif.

Certes, il est bien entendu légitime que le patient le formule comme cela.

Néanmoins, c'est à nous, thérapeute, de travailler cette objectif pour lui donner (ensemble) une direction précise.

Car dire “je ne veux plus avoir mal” ne répond pas à la question essentielle :

Si la douleur diminue, qu’est-ce que cela permet concrètement dans votre vie ?

Tant que cette question n’est pas explorée, tu restes dans une logique de suppression du symptôme.

Tu luttes contre quelque chose mais tu ne construis rien.

Et surtout, tu ne disposes d’aucun indicateur clair de progression, en dehors d’une intensité douloureuse qui fluctue (au grès de certains facteurs plus ou moins identifiés).

En douleur persistante notamment, ces fluctuations sont parfois même beaucoup plus aléatoires.

Alors, si ton seul baromètre est “moins mal”, chaque fluctuation devient un doute, une remise en question de soins. Autant pour toi que pour le patient.

Et le doute répété fatigue.

C'est pour cela qu'un objectif doit indiquer une direction et être formulée positivement.

Un objectif thérapeutique doit répondre à une question simple :

Vers quoi allons-nous ?

Car un objectif bien défini agit comme un filtre décisionnel :

Cette intervention nous rapproche-t-elle de ce résultat ?

Voici quelques exemples d'objectifs formulés positivement pour t'inspirer :

Exemples d'objectif formulés positivement :

- Sentir suffisamment de force dans mon genou pour pourvoir une séance de sport par semaine.

- Avoir plus de sensation de légèreté dans mon genou pour pouvoir marcher 20 minutes dans le parc à côté de chez moi.

- Porter mon enfant en ayant de la confiance dans mon dos pendant 30 minutes au total dans la journée.

On passe d’un objectif négatif (supprimer un symptôme) à un objectif positif (retrouver une capacité).

De cette manière, la prise en charge devient un processus orienté.

La fatigue en cabinet ne vient donc pas toujours du nombre de patients mais peut parfois provenir de l’absence de direction partagée.

C’est précisément pour cela que je consacre une place centrale à la formulation des objectifs dans la formation La Méthode 1SK.

Quand tu découvres que "ne plus avoir mal" n'est pas un objectif thérapeutique sur lequel on peut efficacement travailler.

10. Nourrir sa curiosité professionnelle


Pour finir, l’épuisement peut aussi naître de la répétition.

Les mêmes types de patients.

Les mêmes plaintes.

Les mêmes interactions.

À force, le soin peut devenir prévisible, tu passes en pilote-automatique et l'énergie diminue : la curiosité est alors un antidote puissant.

Quand tu assistes à une formation, il se passe plusieurs choses en même temps :

Tu sors physiquement de ton cabinet.

Tu échanges avec des collègues qui vivent les mêmes problématiques que toi.

Tu entends d’autres manières de penser.

Et surtout, tu te remets en question.

Les formations offrent de nouvelles lunettes.

Tu revis une situation que tu as vécue cent fois…mais avec un angle différent :

Une nouvelle manière de formuler une question au cours de l'anamnèse.

Des compétences nouvelles pour pour réaliser ton bilan.

Un nouvel outil thérapeutique à utiliser avec les patients.

Des tips qui te permettent de créer un nouveau cadre thérapeutique.

Ce ne sont pas forcément des révolutions mais ces légers déplacements changent ta perception et permettent à l'énergie de revenir.

De plus, il y a aussi une dimension collective.

Échanger avec des collègues permet de normaliser certaines difficultés et transforme une fatigue solitaire en réflexion partagée.

La curiosité professionnelle ne sert donc pas uniquement à être “meilleur” mais aussi à rester "vivant" dans son métier et à continuer d'être animé de la même passion.

(Si tu le souhaites, manifeste toi et je ferai un article sur les formations qui m'ont le plus servi depuis que je suis kiné)


Pour conclure :


Aucun de ces principes n’est spectaculaire.

Mais ils ont un point commun : ils permettent de maintenir la flamme.

On parle souvent de prendre soin des patients mais on parle peu de prendre soin du cadre qui nous permet de continuer à les accompagner.

(Et donc de prendre soin de nous par la même occasion).

Car pour bien prendre en soin les personnes qui nous consultent, il faut d'abord prendre de soi.


Et toi, il y a d'autres principes cruciaux pour toi que je n'ai pas évoqué ?

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